La politique : la passion de sa vie

Après de brillantes études en droit à Paris, Henri Hubert-Delisle devient avocat à la Cour. Il rédigea un remarquable rapport sur la viticulture qu'il présenta en 1842 dans une audience particulière au Roi Louis-Philippe. C’est dire si sa situation était déjà acquise en Gironde. Il est élu conseiller d’arrondissement de Bordeaux de 1845 à 1848 puis il devient maire de Saint-André de Cubzac en 1846 jusqu’en 1850. Il ne résiste cependant pas au plaisir de revoir la terre qui l'a vu naître et il s'embarque en 1847 pour un séjour de plus d'un an à La Réunion. Quand il revient en Gironde en 1848, c'est pour apprendre qu'il est inscrit sur la liste des candidats à la députation !

 

Quelques jours après, le 23 août 1848, 58 849 suffrages l’envoient à cette première Assemblée nationale. Il vote pour l’abolition de la peine de mort. Il adopte l’ensemble de la constitution républicaine. C'est un républicain modéré et partisan du libre échange. Il est réélu à l'Assemblée législative avec 74 044 voix (2ème sur 15). Il soutient Louis-Napoléon Bonaparte, nouveau président de la République et se range du côté de la majorité proche de l'Élysée. Il intervient sur des questions agricoles, industrielles, maritimes et économiques.